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La vision de Saint-Georges et le dragon selon Francis Moreeuw

Nous nous intéresserons, dans cet article, à la vision du mythe de Saint-Georges terrassant le dragon par Francis Moreeuw.

C’est un artiste contemporain du Nord. Née en 1949 à Lille, il est apparenté à la Figuration libre. Comme il l’explique lui-même dans sa biographie, mise sur son site, il fut tout d’abord rattaché au Surréalisme. En effet, de formation autodidacte il fut séduit par le manifeste d’André Breton.

Puis, il se tourna vers la figuration libre, qu’il réinterprètera à sa manière. La Figuration libre est un courant apparut à partir des années 1980, avec Hervé Perdriolle et Bernard Lamarche-Vadel comme promoteurs de ce mouvement.

En 1991, l’artiste réalisa une série de cinq peintures consacrées au mythe de Saint-Georges et le dragon.

                                                   

D’après un entretien avec celui-ci, cette série d’oeuvres serait tiré e d’un tableau vu lors d’une visite dans une église ou dans un livre d’Histoire de l’art. L’artiste expose généralement cette série d’oeuvres les unes à côté des autres, à la manière d’une bande dessiné.

Dans ces oeuvres, Francis Moreeuw y reprend, comme une gravure, le mythe de Saint-Georges terrassant le dragon, où il met différents détails qu’il retravaille dans le style de la figuration libre. Nous pouvons notamment le voir dans la peinture n°3.

Dans ces tableaux, l’artiste y mêle également différent genre comme la BD, l’histoire, l’art… En effet, il cite  » Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie » de Lautréamont, qu’il prend souvent comme référence. Il s’agit d’un poète Français du XIXème qui fut cité nombre de fois dans le Manifeste Surréaliste d’André Breton. Nous pouvons d’ailleurs le remarquer avec la peinture n°4 où apparait Lucky Luke. L’artiste a également confié qu’il aimait mélanger le profane et le sacré. Ces oeuvres ont donc une touche d’humour, caractéristique dans l’art de Moreeuw.

Ces peintures sont empreintes d’un jeu sur les formes et d’une saturation de la surface assez importante. Il y a également l’emploi de couleur intense spécifique  des oeuvres de Moreeuw, qui sont influencées par le bad painting.

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