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Petite touche d’humour chez les artistes!

Cet article est consacré à la représentation de Saint-Georges sous une touche humoristique. Nous nous consacrerons pour cela à deux oeuvres du XXIème siècle:

Saint-Georges et le dragon prenant une pause dans le feu de l’action de Pédro Bornache et St Georges de Guy Delisle. Il s’agit de deux oeuvres qui rompt complètement avec l’idéal chevaleresque mis en place au Moyen-Age. Ces oeuvres jouent au contaire sur le ridicule.

                                                    

L’oeuvre de gauche est celle de Guy Delisle, auteur de Bande Dessiné. Il est né au Québec en 1966. Un article de Wikipédia est consacré à sa biographie. On peut y voir dans cette oeuvre le style des Bandes Dessinés.  En effet, avec le côté dérisoire et humoristique qu’on retrouve dans les BDs. Dans cette oeuvre, comme celle de Pedro Bornache, la présence de la princesse et donc de l’idéal chevaleresque a disparut. Le St-Georges de Guy Delisle a gardé tous les autres attributs du Mythe à la différence de celui de Pedro Bornache. Dans l’oeuvre de celui-ci, la touche humoristique est beaucoup plus prononcé. En effet, elle se voit dès le titre de l’oeuvre, alors que celle de Guy Delisle le titre est neutre. Dans le tableau de Pedro Bornache, la scène se passe dans un bar, et Saint-Georges empêche le dragon de fumer avec son bouclier.

Ces deux oeuvres réemploient donc le Mythe Médiéval et  chevaleresque de Saint-Georges terrassant le dragon pour faire rire les spectateurs.

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Saint-Georges et le dragon chez André Martins de Barros

Dans cet article nous nous intéresserons à différente représentations du mythe de Saint-Georges terrassant le dragon, et plus particulièrement dans l’oeuvre d’André Martins de Barros.

Artiste contemporain, il est né en 1942 à Pau, puis il installa son atelier sur Montmartre à Paris. Il commença sa formation artistique très jeune, dès l’âge de 15ans, en 1957. Une  biographie a été réalisé par Christian Germark, directeur et rédacteur en chef de la revue Art Gazette International, qui fut repris dans différent site. On peut également trouver sur le site Fine art américa une biographie en anglais de l’artiste, qui est un peu plus centré sur sa formation.

Après des recherches classique, abstraite ou encore expressionisme, l’artiste se concentra vers un réalisme Fantastique. Ses oeuvres sont tournés vers des réfléxions philosophique, comme l’explique Christian Germak. Il met dans ses toiles différents personnages fantastiques, crée des effets d’illusion d’optique. Nous pouvons l’observer à travers le site  de l’artiste qui réunit ses différentes oeuvres.

 Saint-Georges et le dragon, huile sur toile, est la seule oeuvre réalisée par l’artiste comportant ce thème. Dans ce tableau, Martins de Barros change complètement le mythe de Saint-Georges et le dragon. En effet, on a la présence du dragon, à droite, mais la princesse a disparut. De plus, Saint-Georges est transformé en monstre hybride qui ressemble à un oiseau plus qu’à un humain. Il est représenté sur un animal également hybride, complétement différent du cheval traditionnel. Son épée est remplacé par un fouet. On remarque que le décor a  changé: on est transporté sur une autre planète, on voit au premier plan des cratères. Il s’agit ici d’un décor mysthique, différent de la tradition chevaleresque.

Néanmoins, André Martins de Barros n’est pas le seul artiste contemporain à avoir repris et retravaillé ce mythe de façon différente. On peut citer l’artiste  du XXIème siècle, Henry Jarlow qui place le mythe dans un univer apocalyptique.  

Il y a également le Saint-georges et le dragon de Gérard Beaulieu. Le personnage de Saint-Georges sur son cheval qui terrasse le dragon est bien présent, mais nous n’appercevons pas  la princesse. De plus, le lieu de l’action est indeterminable.  L’artiste joue sur l’emploi de couleur pour cette oeuvre plus que de l’utilisation du mythe. Il s’agit d’une caractéristique dans les différentes oeuvres de Gérard Beaulieu.

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Réappropriation de la figure de Saint Georges dans la BD d’Ileana Surducan

En se penchant sur le courant humoristique dans la réécriture contemporaine de Saint Georges, on ne peut pas oublier la bande dessinée. Une des jeunes artistes qui s’est réappropriée de cette figure c’est Ileana Surducan, une illustratrice de la BD. Son éditeur français nous propose sa courte note biographique sur son site: Éditions du Caïman. On peut y lire que dans ses travaux, l’artiste tente de restituer au public la joie, la magie et l’humour qu’elle voit en toutes choses.

Pourquoi choisi-t-elle l’histoire du saint ? Comme elle explique sur son blog:  « J’aime beaucoup l’histoire de Saint Georges et du Dragon. J’aime l’illustrer, l’interpréter, mais surtout j’aime la réinventer, changer un peu le rôles, jouer avec tous ses sens cachés. Et en plus, le Dragon est un très bon personnage de BD. »

Dans ses dessins, Saint Georges et le dragon ne sont plus des ennemies qui combattent au sens propre du mot, mais plutôt deux camarades. Saint Georges tente d’apprivoiser le dragon dans des situations humoristiques et quotidiennes – par exemple: la visite à l’église et le bain. Voici une de ses histoires en images :

BD Saint Georges et le Dragon

BD Saint Georges et le dragon

BD d'Ileana Surducan Saint Georges et le dragon

Cette vision parodique et futile est une une preuve que la légende du Saint est vivante et que de jeunes artistes s’en réapproprient sans complexe.

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Saint Georges, patron britannique

Saint Georges est une figure importante dans le royaume britannique: en plus d’être le patron de plusieurs ordres, tels que l’Ordre de la Jarretière et l’Ordre de Saint Michel et de Saint Georges (notons ici encore l’association des deux saints chevaliers), il est tout simplement le patron de la Grande Bretagne!

De plus, on peut remarquer que l’étendard et les couleurs qu’il porte (d’argent à la croix de gueule) sont les mêmes que celles du drapeau anglais.

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City of London Dragon, London Bridge

Cette sculpture fait partie des nombreuses représentations sculptées de dragons et griffons. Il tient ici le blason de l’Angleterre, identique à celui de Saint Georges.

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La vision de Saint-Georges et le dragon selon Francis Moreeuw

Nous nous intéresserons, dans cet article, à la vision du mythe de Saint-Georges terrassant le dragon par Francis Moreeuw.

C’est un artiste contemporain du Nord. Née en 1949 à Lille, il est apparenté à la Figuration libre. Comme il l’explique lui-même dans sa biographie, mise sur son site, il fut tout d’abord rattaché au Surréalisme. En effet, de formation autodidacte il fut séduit par le manifeste d’André Breton.

Puis, il se tourna vers la figuration libre, qu’il réinterprètera à sa manière. La Figuration libre est un courant apparut à partir des années 1980, avec Hervé Perdriolle et Bernard Lamarche-Vadel comme promoteurs de ce mouvement.

En 1991, l’artiste réalisa une série de cinq peintures consacrées au mythe de Saint-Georges et le dragon.

                                                   

D’après un entretien avec celui-ci, cette série d’oeuvres serait tiré e d’un tableau vu lors d’une visite dans une église ou dans un livre d’Histoire de l’art. L’artiste expose généralement cette série d’oeuvres les unes à côté des autres, à la manière d’une bande dessiné.

Dans ces oeuvres, Francis Moreeuw y reprend, comme une gravure, le mythe de Saint-Georges terrassant le dragon, où il met différents détails qu’il retravaille dans le style de la figuration libre. Nous pouvons notamment le voir dans la peinture n°3.

Dans ces tableaux, l’artiste y mêle également différent genre comme la BD, l’histoire, l’art… En effet, il cite  » Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie » de Lautréamont, qu’il prend souvent comme référence. Il s’agit d’un poète Français du XIXème qui fut cité nombre de fois dans le Manifeste Surréaliste d’André Breton. Nous pouvons d’ailleurs le remarquer avec la peinture n°4 où apparait Lucky Luke. L’artiste a également confié qu’il aimait mélanger le profane et le sacré. Ces oeuvres ont donc une touche d’humour, caractéristique dans l’art de Moreeuw.

Ces peintures sont empreintes d’un jeu sur les formes et d’une saturation de la surface assez importante. Il y a également l’emploi de couleur intense spécifique  des oeuvres de Moreeuw, qui sont influencées par le bad painting.

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Saint georges chez Salvador Dali

Voyons maintenant chez Salvador Dalí comment le thème de saint Georges et le dragon a pu nourrir son œuvre.

Tout d’abord, bref rappel de qui est Dalí . Artiste espagnol né en 1904 et mort en 1989, il possède un panel de compétences artistiques très divers: peintre, sculpteur, cinéaste, photographe… Il fait parti du groupe des Surréalistes tout en s’en détachant à la fois. Le site de la Fondation Gala-Salvador Dalí (créé par lui-même en 1983) offre une biographie bien détaillé de l’artiste et en donne une version étendue en format pdf.

Nous pouvons ajouter à la précédente biographie, l’approche d’Evene qui présente Dalí « dans son œuvre ». Il nous présente succinctement les idées surréalistes qui motivent l’artiste.

« La différence entre les surréalistes et moi, c’est que moi je suis surréaliste. »

Concentrons-nous maintenant sur l’un des sujets favoris du surréaliste espagnol: saint Georges . Nous recensons de nombreuses lithographies exécutées tout le long de sa vie et non à une période particulière. (images dirigées vers notre Flickr)

                                           

Ce thème l’a beaucoup marqué et nous cherchons encore aujourd’hui pourquoi. Nous pouvons voir certains symboles daliniens comme la béquille (langue du dragon), la présence du thème héroïque ou encore l’absence de visage (chevalier). Plusieurs interprétations seraient possibles bien sur même si ceci n’est pas notre but ici. Par exemple, en tant que catalan, Dalí a pu faire référence au saint patron de sa région San Jordi et par extension à la lutte de la Catalogne pour sa liberté (voir un article rédigé par Laura K. Lawless sur About.com); ou nous pouvons y voir aussi la lutte entre l’homme et son inconscient selon les idées freudiennes défendues par l’artiste. Le site du Musée d’Art italien de Lima au Pérou propose une interprétation des thèmes abordés par Dalí et d’autres artistes lors de l’exposition Del mito al Sueño. Rodin…. Dali (Du mythe au Rêve. Rodin…. Dalí) qui eu lieu du 07/10/2008 au 25/01/2009. Ils recensent dans l’ « Introduction: The Modern Man » cinq thèmes: l’Amour, la Femme, le Corps, le Cheval et enfin le Temps; dont deux ayant des liens directs avec la représentation de saint Georges.

Si vous partez en quête de la représentation de la légende de saint Georges chez Dalí, vous trouverez énormément d’assimilations comme le Spectre de Vermeer à Delft (1934), ou encore la couverture de Vogue de 1944, Roger délivrant Angélique (1970), Don quichotte, saint Georges et le dragon (1967), Pégase (1963), Le dragon (1967), …

Ceci est un thème qui mériterait pleinement une recherche poussée, ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui malgré l’aura de Dalí. Ses fameuses « Montres » ont d’une certaine manière évincée certains thèmes récurrents chez l’espagnol comme saint Georges tuant le dragon. A ce jour, notre thème ici abordé fait encore parties des profondeurs de la pensée dalinienne.

« La peinture est la face visible de l’iceberg de ma pensée. »